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Office québécois de la langue française

La période d’inscription au concours de créativité lexicale s’est terminée le 14 février 2020. Les noms des écoles gagnantes et les néologismes retenus par le jury seront dévoilés au mois de mars 2020.

Merci à toutes les personnes participantes!

En quoi consiste le concours?

Le concours de créativité lexicale de l’Office québécois de la langue française invite les enseignantes et les enseignants à créer avec leur classe un maximum de cinq néologismes, c’est-à-dire un maximum de cinq nouveaux mots, qui décrivent une ou des réalités pour lesquelles il n’existe pas encore de dénomination française. Le ou les mots proposés par les classes participantes ne doivent pas figurer dans les ouvrages de référence sur la langue française du Québec ou du reste de la francophonie.

La ou les propositions doivent permettre d’exprimer en français l’un ou l’autre des concepts suivants :

  1. « deplatforming » ;
  2. « friendzone » ;
  3. « do-it-yourself » ;
  4. « aftermovie » ;
  5. un concept au choix .

« deplatforming »

Le « deplatforming », c’est le fait d’empêcher une personne ou un groupe de personnes de s’exprimer sur une ou des plateformes (p. ex., les médias sociaux), ou lors d’activités publiques (p. ex., une conférence ou un débat). Généralement, cette action est menée par des gens qui jugent que l’opinion et/ou les propos de la personne ou du groupe sont controversés, qu’ils vont à l’encontre des valeurs de la société, ou encore qu’ils véhiculent un message haineux. Le « deplatforming » se manifeste, par exemple, dans le fait de refuser à un conférencier ou une conférencière l’accès à l’endroit où il ou elle doit prendre la parole. Il peut aussi être question de suspendre, de bloquer ou de supprimer un compte utilisateur d’un réseau social.

« friendzone »

La « friendzone », c’est une situation où une personne éprouve une attirance physique ou des sentiments amoureux pour une autre personne, alors que celle-ci ne souhaite entretenir qu’une relation amicale, l’attirance ou les sentiments n’étant pas réciproques.

« do-it-yourself »

Le « do-it-yourself », c’est une pratique consistant, pour une personne sans formation pertinente, à créer, à concevoir, à construire, à modifier ou à réparer des objets artisanaux ou de la vie courante, sans assistance professionnelle. Le principe du « do-it-yourself » repose sur le fait de choisir d’effectuer soi-même une tâche au lieu d’engager une personne pour l’exécuter, ou de s’adonner à une activité de création au lieu d’acheter un nouveau produit. Les possibilités sont très vastes, allant de la construction de meubles à la rénovation d’une maison, de la réparation d’une voiture à la création de décorations, etc.

« aftermovie »

Un « aftermovie » est une vidéo dans laquelle on présente un montage de séquences filmées lors d’une activité artistique, culturelle, sportive ou autre, comme un festival de musique, un spectacle ou un lancement. Les images peuvent présenter, par exemple, une foule qui chante en même temps qu’un artiste, des personnes qui dansent ou un arrière-plan composé de magnifiques paysages. L’objectif est de montrer à quel point l’activité a été exceptionnelle. L’« aftermovie » est donc souvent utilisé comme un outil promotionnel pour les éditions suivantes de l’activité. Bien que la durée de la vidéo puisse être variable, elle ne dépasse généralement pas trente minutes.

concept de votre choix


Autre concept pour lequel il n’existe pas de mot en français.

Un, deux, trois, quatre ou cinq néologismes peuvent être soumis. Cependant, une seule proposition de nouveau mot par concept est acceptée.

Tout néologisme proposé par la classe dans le cadre du concours :

  1. doit avoir un lien évident avec le concept qu’il cherche à désigner;
  2. doit respecter les règles générales de formation des mots présentées dans le matériel pédagogique de l’Office;
  3. doit être original et créatif;
  4. ne doit pas être un mot provenant d’une autre langue, c’est-à-dire un emprunt linguistique;
  5. ne doit pas être un mot produit à partir d’une marque de commerce, d’un nom d’entreprise ou du nom de famille d’une personne;
  6. ne doit pas être un mot de nature vulgaire ou scabreuse.

Pour guider les élèves dans la création des mots, les enseignantes et les enseignants peuvent réaliser en classe les activités pédagogiques conçues par l’Office.

Voyez comment les gagnantes et les gagnants de l’édition 2019 se sont démarqués en inventant de nouveaux mots, comme :

  • saute-soucis, proposé par Marie-Lou Dessureault et Emma Therrien, du collège Sainte-Anne de Lachine, pour exprimer le concept de « life hack »;
  • instavidéaste, proposé par Justin Roy, Justin Fecteau, Justin Maheux, Félix Blanchette et Jordan Dufour, de l’école Jésus-Marie de Beauceville, pour désigner le concept de « streamer »;
  • surréussir, proposé dans la catégorie Concept au choix par Nicole San Cristobal, du collège Charles-Lemoyne, comme équivalent du verbe to overachieve.

Quels sont les prix à gagner?

En participant au concours, les élèves et leur enseignante ou enseignant peuvent contribuer à enrichir la langue tout en courant la chance de remporter l’un des trois prix offerts, d’une valeur totale de 5 100 $.

En voici un aperçu détaillé :

  • Concepts proposés par l’Office

  • Concept au choix

Néologisme proposé pour désigner l’un des quatre concepts suggérés par l’Office

  • Premier prix : valeur totale de 2 550 $
    • L’établissement scolaire de la classe qui a soumis le néologisme gagnant du premier prix dans cette catégorie recevra 2 000 $ en chèques-cadeaux échangeables dans l’une des librairies indépendantes de l’Association des libraires du Québec.
    • L’enseignante ou l’enseignant de la classe qui a soumis le néologisme gagnant du premier prix dans cette catégorie recevra un chèque-cadeau de 200 $ échangeable dans l’une des librairies indépendantes de l’Association des libraires du Québec.
    • La classe qui a soumis le néologisme gagnant du premier prix dans cette catégorie recevra cinq exemplaires de la bande dessinée 1792 : à main levée, des Publications du Québec, d’une valeur totale de 150 $.
    • La classe qui a soumis le néologisme gagnant du premier prix dans cette catégorie recevra des romans jeunesse variés, d’une valeur totale de 200 $.
  • Deuxième prix : valeur totale de 1 000 $
    • L’établissement scolaire de la classe qui a soumis le néologisme gagnant du deuxième prix dans cette catégorie recevra 750 $ en chèques-cadeaux échangeables dans l’une des librairies indépendantes de l’Association des libraires du Québec.
    • L’enseignante ou l’enseignant de la classe qui a soumis le néologisme gagnant du deuxième prix dans cette catégorie recevra un chèque-cadeau de 100 $ échangeable dans l’une des librairies indépendantes de l’Association des libraires du Québec.
    • La classe qui a soumis le néologisme gagnant du deuxième prix dans cette catégorie recevra cinq exemplaires de la bande dessinée 1792 : à main levée, des Publications du Québec, d’une valeur totale de 150 $.

Enfin, les néologismes gagnants et finalistes pourraient être intégrés dans une fiche du Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française. Le nom de l’école figurera dans la fiche à titre d’auteur. Si l’enseignante ou l’enseignant a indiqué, dans le formulaire d’inscription, le nom d’une ou d’un élève à qui attribuer la création du néologisme, l’Office inscrira son nom dans la fiche.


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