SAPERLIPOPETTE et autres entourloupettes…
de la langue française


Saperlipopette ! Faut-il s’étonner du fait que les sources les plus sûres attribuent à Rimbaud l’utilisation première de ce juron inoffensif ? À peine âgé de dix ans, il en aurait fait usage dans la publication Proses et vers du collège. Mais lui-même, d’où l’aurait-il tiré ? Vu la créativité légendaire de l’auteur, on aurait pu croire qu’il l’avait inventé, supposition que contredit pourtant le Dictionnaire historique de la langue française. On peut en effet y lire que saperlipopette viendrait de saperlotte, issu du flamand saperloot, lui-même inspiré de l’allemand sapperlot, composé de sapper (qui signifie « sacré ou maudit ») et lot (qui signifie « hasard, sort »). Voilà qui met un terme à notre candeur linguistique. N’empêche, les jurons ne sont-ils pas les à-côtés irrésistibles de la langue, rigolos accessoires dont elle ne saurait se passer ? Dans le jeu qui suit, exploitons quelques-uns de nos jurons, choisis parmi les plus civilisés. C’est juré !

Le pendu

Cliquez sur les bonnes lettres pour trouver les mots à deviner à l’aide des indices. Tous se rapportent aux jurons plus ou moins inoffensifs qui traduisent l’étonnement. Attention : seules six erreurs sont permises !

Mise en garde

Beaucoup de jurons québécois s’inspirent du sacré. Si on les juge blasphématoires, cela tient souvent au fait qu’ils sont proférés, plutôt que candidement exprimés, selon l’émotion qui les sous tend (ici, il n’est question que d’étonnement).

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