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L’enfant en AQUARELLE


Le nom aquarelle, issu de l’italien acquarella, lui-même formé de l’élément latin aqua (eau), désigne à la fois une peinture délayée dans de l’eau et l’œuvre qui en découle. Comme la plume qui l’a vue naître, l’aquarelle se fait légère et aérienne. Comme l’eau qui en dilue les nuances, elle se veut transparente et lumineuse. Comme l’artiste qui la conçoit, elle réfléchit la réalité de l’univers. L’aquarelle est le miroir du peintre, une esquisse aux couleurs tendres, un regard furtif jeté sur le monde, un trait poétique qui saisit l’instantanéité du moment. Cette description pourrait se poursuivre longtemps, mais, comme elle vise à introduire le jeu qui suit, aqua bon?

Le paragraphe ci-dessous, extrait du texte L’enfant en aquarelle de Simon Boulerice, donne toutes ses lettres de noblesse au mot aquarelle. Pour les corriger, cliquez sur le mot qui vous semble erroné, modifiez-le, puis cliquez sur le bouton Modifier. Une fois toutes les corrections apportées, cliquez sur le bouton Corriger. Deux textes apparaîtront : la version initiale avec les fautes soulignées et la version corrigée.

Bonne chance!


Une année, pour Noël, Ludovic Ranger avait demandé des pastilles d’aquarelle. Dans un livre, l’enfant avait vu une œuvre peinte à l’aquarelle. Instantanément il avait été conquit. Les effets de transparance et la luminosité le touchait, ce qu’il n’éprouvait pas devant les œuvres peintes à l’acrylique ou à l’huile, nettement plus denses. Il avait reçu les pastilles les plus abordables de la pharmacie, un modeste pinceau et un calepin d’artiste avec plus de reconnaissances qu’un autre enfant en aurait éprouvée en recevant une voiture téléguidée ou un jeu vidéo dernier cri. Ses larmes étaient sincères. Reclu dans sa chambre, en humectant son pinceau dans de la neige fondue, l’enfant passa le temps des Fêtes à peindre silencieusement des paysages tendres et des portraits pures. Bientôt, les pastilles fûrent épuisées, le calepin remplit et les poils du pinceau rabougris. Ludovic ne voulait plus dépendre de personnes ni d’aucun commerce pour pratiquer son art de lumière.

Une année, pour Noël, Ludovic Ranger avait demandé des pastilles d’aquarelle. Dans un livre, l’enfant avait vu une œuvre peinte à l’aquarelle. Instantanément il avait été conquis. Les effets de transparence et la luminosité le touchaient, ce qu’il n’éprouvait pas devant les œuvres peintes à l’acrylique ou à l’huile, nettement plus denses. Il avait reçu les pastilles les plus abordables de la pharmacie, un modeste pinceau et un calepin d’artiste avec plus de reconnaissance qu’un autre enfant en aurait éprouvé en recevant une voiture téléguidée ou un jeu vidéo dernier cri. Ses larmes étaient sincères. Reclus dans sa chambre, en humectant son pinceau dans de la neige fondue, l’enfant passa le temps des Fêtes à peindre silencieusement des paysages tendres et des portraits purs. Bientôt, les pastilles furent épuisées, le calepin rempli et les poils du pinceau rabougris. Ludovic ne voulait plus dépendre de personne ni d’aucun commerce pour pratiquer son art de lumière.